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Successivement dénommés Chlamydozoa quand on les croyait apparentés aux protozoaires puis Bedsoniae, en hommage à Bedson qui avait mené une importante étude sur la psittacose, puis Miyagawanella, suite aux travaux de Miyagawa sur la lymphogranulomatose vénérienne, ces agents sont maintenant classés dans l'ordre des Chlamydiales, famille des Chlamydiaceae, et forment le genre Chlamydia qui comprend trois espèces : psittaci, pneumoniae et trachomatis, elles-mêmes divisées en sérovars et biovars responsables d'infections spécifiques.
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Ordre |
Chlamydiales |
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Famille |
Chlamydiaceae |
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Genre |
Chlamydia |
Chlamydophila |
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Espèces |
trachomatis |
psittaci |
pneumoniae |
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Types |
A, B, C |
D à K |
L1, L2, L3 |
1, 1A, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11,11A |
biovar TWAR | |
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Habitat |
homme |
animal et homme |
homme |
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Pathologies |
Trachome |
MST |
LGV |
Psittacose |
Inf. respiratoires |
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Transmission |
oculaire |
génitale |
respiratoire |
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Ce sont des bactéries de petite taille, (0.2 micromètre) parasites cellulaires obligatoires, possédant ADN et ARN, dont la paroi, mince, ressemble à celle des bactéries à Gram négatif.
Leur cycle de développement les différencie de tous les autres procaryotes ; il se déroule dans la cellule à l'intérieur d'une vacuole dérivée d'une invagination de la membrane cellulaire.

Les chlamydiae pénètrent dans la cellule par phagocytose sous forme de corps élémentaires de 0,2 micromètre et sont englobés dans une vacuole dans laquelle ils se transforment en corps intermédiaires puis en corps réticulés (0,8 à 1 µm). Ils se multiplient par division binaire; la vacuole augmente de taille et devient une grande inclusion basophile. Après 4 à 5 divisions, les corps réticulés subissent une maturation en corps intermédiaires puis en nouveaux corps élémentaires. L'inclusion finit, après un délai de 48 à 72 heures, par éclater en lysant la cellule hôte et en libèrant des corps élémentaires qui parasitent de nouvelles cellules.
Les corps élémentaires sont la forme virulente mais leur pouvoir infectieux diminue sitôt l'entrée dans la cellule et devient nul pour les corps réticulés.

La paroi contient plusieurs structures antigéniques.
un antigène de genre, thermostable, de structure lipopolysaccharidique (LPS) très proche de celle du LPS des bacilles à Gram négatif. Il est présent à tous les stades de développement est commun aux trois espèces ; il est extractible et utilisable en réaction de fixation du complément pour le diagnostic de la lymphogranulomatose vénérienne et de l'ornithose-psittacose qui sont des affections provoquant une forte réponse anticorps décelable par cette réaction peu sensible;
un antigène spécifique d'espèces, protéique, correspondant à la "protéine majeure de la membrane externe" (PMME) thermolabile, présent à tous les stades du développement et différents selon les espèces.
des antigènes spécifiques de types, protéiques, qui caractérisent les différents sérotypes : 15 pour l'espèce trachomatis, 13 pour psittaci, (un seul pour pneumoniae.)
Les anticorps dirigés contre ces différents antigènes sont décelables par réaction d'immunofluorescence indirecte, par technique ELISA ou par Western blott. Ils n'ont guère de pouvoir protecteur
C'est un pathogène presqu'exclusif de l'homme.
Quatre sérotypes (A,B,Ba,C) sont responsables du trachome, infection conjonctivale sévissant dans les pays en voie de développement.
Huit sérotypes (D à K) sont en cause dans des "maladies sexuellement transmises" (M.S.T. fréquentes et souvent asymptomatiques) :
- Localisations basses
- urétrites non spécifiques et post gonococciques, épididymites chez l'homme ;
- cervicites et urétrites chez la femme.
- Localisations hautes
- prostatite
- salpingite aiguë ou chronique, stérilité tubaire
- Localisation extra-génitales
- conjonctivites folliculaires.
- syndrome de Fiessenger-Leroy-Reiter associant conjonctivite, urétrite et atteinte articulaire.
- conjonctivite à inclusions, pneumonie, rhinite ou otite chez le nouveau-né, contaminé au moment de l'accouchement.
Trois sérotypes L1, L2 et L3 sont les agents étiologiques de la lymphogranulomatose vénérienne ou maladie de Nicolas-Favre.
Il est répandu dans le monde animal (oiseaux, bovins et ovins). l'homme n'étant qu'un hôte occasionnel.
La psittacose désigne la maladie des perroquets, perruches et serins ainsi que la maladie humaine ; le terme "ornithose" concerne les maladies des oiseaux sauvages ou de basse cour.
La psittacose humaine donne lieu à une bronchopneumonie.
En raison du site intracellulaire de la bactérie, il est indispensable que le prélèvement contienne des cellules : il faut donc procéder à un raclage doux de la muqueuse.
On peut tenter de mettre en évidence C.trachomatis dans les cellules atteintes par un examen microscopique. On observe le frotti après coloration de Giemsa ou coloration à l'iode (car les inclusions contiennent du glycogène) pour y déceler des cellules contenant des inclusions qui déforment le noyau. Le techniques plus récentes d'immunofluorescence directe, utilisant un anticorps monoclonal anti C.trachomatis marqué, permettent d'observer les corps élémentaires.
L'isolement sur culture cellulaire est la méthode la plus fiable ; elle s'effectue sur cellules Mac Coy ou Hela. Le prélévement doit être introduit dans un milieu spécial pour Chlamydia ou congelé à -70°C s'il ne peut être inoculé immédiatement. Il est dilué dans un milieu contenant un aminoside et centrifugé. Après 72 heures, on observe au microscope les cellules colorées par le Giemsa, l'iode ou en immunofluorecence directe après traitement par un monoclonal.
Les techniques de biologie moléculaire sont plus sensibles. Les procédés disponibles sont soit l'hybridation ADN/ARN détectée par chemiluminescence, soirt la polymerase chain reaction (PCR)
Le diagnostic sérologique est d'un grand secours car l'observation directe n'est pas très sensible et la culture pas toujours réalisable.
L'antigène est constitué de cellules infectées ou de corps élémentaires obtenus par culture de Chlamydia dans les sac vitellin de l'oeuf de poule embryonné.
Les méthodes utilisables sont l'immunofluorescence indirecte ou l'immunoenzymologie. Sont significatifs des titres > 16 chez l'homme et > 64 chez la femme ; la présence d'IgM signe une infection récente mais elle est souvent fugace. Une séroconversion ou une nette ascencion du taux des anticorps a la même signification.
La présence d'anticorps de classe IgA fait suspecter une infection active et haute.
L'exploration de l'immunité cellulaire par le test de transformation lymphoblastique est possible mais peu utilisée.
L'intradermo réaction à l'antigène dde Frei a été utilisée pour le diagnostic de la maladie de Nicolas-Favre.
La réaction de fixation du complément utlisant l'antigène de groupe donne des résultats interprétables dans l'infection humaine à C. psittaci.
Rifampicine, cyclines, macrolides et fluoroquinolones sont actifs ; les sulfamides sont actifs sur C. trachomatis mais sans effet sur C. psittaci.
Toutefois les formes intracellulaires sont beaucoup plus résistantes et ceci impose des traitements prolongés.
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Dans les infections oculaires, on utilise des tétracyclines en applications locales et par voie générale. Il faut traiter le trachome pendant 4 à 8 semaines. |
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Dans les conjonctivites à inclusions de l'adulte, on peut utiliser un collyre à la rifampicine. |
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Les infections génitales sont traitées, pendant quinze jours au moins, par oxytétracycline, doxycycline ou minocycline sans omettre de traiter le partenaire. |
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Chez le nouveau né ou la femme enceinte on utilise les macrolides. |
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L'individualité de cette nouvelle espèce, d'abord isolée sur des critères antigéniques, a été confirmée par des données de la biologie moléculaire.
On peut être infecté à tous les âges de la vie mais la maladie paraît plus grave chez l'adulte et le sujet âgé.
Tous les étages de l'appareil respiratoire peuvent être successivement ou isolément atteints : sinus, pharynx, larynx, donnant lieu à une raucicité de la voie qui est fréquemment observée - mais aussi bronches et parenchyme pulmonaire donnant un tableau de pneumonie atypique.
La prévalence élevée (50% chez l'adolescent)) des anticorps dans la population laisse supposer que C. pneumoniae est un germe très largement répandu. C'est un pathogène strictement humain dont la transmission est directe, interhumaine et se fait par voie respiratoire.
Il se fonde sur l'isolement de la bactérie par culture sur oeuf embryonné, ou sur cultures cellulaires (sur lesquelles l'isolement est C. pneumoniae n'est parfois pas réussi). L'effet cytopathogène se manifeste sous forme de petites inclusions rondes caractéristiques.
La mise en évidence d'anticorps sériques met en jeu diverses techniques sérologiques (immunofluorescene, ELISA).
Les techniques de biologie moléculaire - hybridation ou PCR - seront sans doute essayées dans un proche avenir.
Macrolides et cyclines sont actifs sur Chlamydia pneumoniae.