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Les mycoplasmes sont des procaryotes dépourvus de paroi. Ils sont largement répandus dans la nature, chez l'animal, les insectes et les plantes. Chez l'homme, la plupart des espèces qu'on isole sont commensales ou occasionnellement pathogènes.
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Classe |
Mollicutes |
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Ordre |
Mycoplasmatales |
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Famille |
Mycoplasmataceae |
Acholeplamataceae |
Spiroplamataceae |
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Genre |
Mycoplasma |
Ureaplasma |
Acholeplasma |
Spiroplasma |
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Nb espèces |
50 |
1 |
6 |
1 |
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Habitat |
homme, animaux |
homme, animaux |
animaux |
insectes, plantes |
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Deux genres, Anaeroplasma et Thermoplasma, ne sont pas classés.
On ne rencontre chez l'homme que les genres Mycoplasma et Ureaplasma,
qui sont isolés de deux sites principaux :
*Arbre respiratoire : on y trouve Mycoplasma pneumoniae, qui n'est pas un
commensal, ainsi que Mycoplasma orale et salivarium.
*Voies génitales : on y rencontre Ureaplasma et Mycoplasma genitalium, hominis et fermentans.
Les mycoplasmes sont des bactéries dépourvues de paroi, de petite taille (300 nm) et, de ce fait, non perceptibles au microscope optique. Le cytoplasme contient un génome très court et des ribosomes. La membrane en trois feuillets contient des lipides en grande quantité, des glucides, des glycolipides et des protéines.
La culture en atmosphère microaérophile est lente mais possible sur des milieux acellulaires pourvu qu'ils contiennent du cholestérol et des extraits de levure, précurseurs pour la synthèse d'acides nucléiques. Les colonies, très petites, apparaissent en plusieurs jours et doivent être observées au microscope inversé ou à la loupe. Elles ont une allure caractéristique "en oeuf sur le plat".
In vivo, les mycoplasmes se multiplient en dehors des cellules mais adhèrent à leur surface. Ils sont sensibles à l'environnement (pH, température, agents tensioactifs, pression osmotique).
Fermentation du glucose, hydrolyse de l'arginine ou de l'urée sont des caractères métaboliques utiles à l'identification bactériologique.
Les mycoplasmes possèdent des antigènes spécifiques de groupes d'espèces
Mycoplasma pneumoniae est responsable chez l'homme de la "pneumonie atypique" (Eaton). Elle sévit à tout âge mais plus encore chez l'enfant et l'adulte jeune.
Le début est progressif après une incubation assez longue de 15 à 20 jours. La maladie se manifeste par de la fièvre, un malaise, des céphalées, des myalgies et rachialgies et surtout une toux sèche et opiniâtre. L'état général est peu altéré. L'examen physique est pauvre en symptômes mais les images radiologiques impressionnantes. L'évolution est en règle lentement régressive mais la convalescence est longue et la toux persistante.
Des complications et localisations extra-pulmonaires sont possibles : pleurésie, éruptions cutanées, sinusites, myocardites, péricardites, atteintes articulaires anémie hémolytique, manifestations nerveuses, infections génitales.
Les Mycoplasmes génitaux sont souvent des commensaux.
Chez l'homme, ils sont peut-être la cause d'urétrites non gonococciques, plus rarement de prostatites et d'épididymites. Leur adhésion aux spermatozoïdes serait responsable de stérilité.
Chez la femme, on les isole dans des cas de vaginites, cervicites, salpingites mais il n'est pas toujours certain qu'ils soient responsables des troubles ; leur découverte ne doit pas masquer une éventuelle infection à Chlamydia. Ils sont également incriminés dans des cas de fièvre du post-partum, d'infections urinaires ou pelviennes.
Une contamination du nouveau-né lors de l'accouchement est possible et donne lieu à une infection néonatale. Si la contamination survient pendant la grossesse, il y a risque d'avortement ou d'hypotrophie de l'enfant.
Du fait de l'adhérence des mycoplasmes, les prélèvements doivent ramener des cellules. Les brossages bronchiques ou lavages broncho-alvéolaires, les produits de grattage des muqueuses ou les liquides biologiques centrifugés conviennent beaucoup mieux que les prélèvements sur écouvillons.
Le diagnostic microscopique direct est impossible. On peut cependant rechercher, avec des chances de succès, les antigènes par des techniques immunologiques : immunofluorescence directe, immunoenzymologie ou immunoprécipitation.
La culture des mycoplasmes, qui prend plusieurs jours, nécessite des milieux spéciaux et un protocole rigoureux. L'identification se fonde sur la morphologie des colonies et sur les propriétés métaboliques.
Le diagnostic sérologique est essentiel dans les infections à Mycoplasma pneumoniae. Les anticorps spécifiques sont révélés par diverses techniques : immunofluorescence, ELISA ou immunoblotting. Ascension de la concentration des anticorps entre deux sérums prélevés à 15 jours d'intervalle ou présence d'IgM spécifiques témoignent d'une infection récente.
La présence d'un taux élevé d'agglutinines froides est parfois constatée dans les infections à Mycoplasma pneumoniae mais elle n'est ni constante ni caractéristique.
Les mycoplasmes sont insensibles aux bêtalactamines ; il faut utiliser les macrolides ou les cyclines.
Des vaccins sont en projet.