Préparation d'un anticorps monoclonal

technique de l'hybridome (Kôhler et Milstein) - 1976

On immunise vigoureusement une souris avec un antigène. 
On prélève des cellules de la rate que l'on fusionne avec des cellules myélomateuses (la fusion est obtenue en ajoutant un polyéthylène glycol). 
On distribue le mélange dans les puits &une microplaque, à une dilution telle qu'en moyenne chaque puits contient
moins d'une cellule hybride.

Les plasmocytes non fusionnés meurent rapidement tandis que les cellules myélomateuses (HGPRT -) ne survivent pas dans le milieu de culture HAT (les cellules myélomateuses HGPRT- sélectionnées ont un gène non fonctionnel : il s'agit du gène codant pour une enzyme intervenant dans la synthèse des nucléotides, ll'hypoxanthine - guanine - phosphoribosyl - transférase : elles sont donc incapables de survivre dans le milieu HAT)

Seules les cellules hybrides se multiplient. Au bout d'une dizaine de jours, on recherche dans chaque puits la présence d'anticorps dirigés contre l'antigène utilisé pour immuniser la souris. On repique les cellules productrices. On isole ainsi quelques clones cellulaires producteurs qui pourront être conservées dans l'azote liquide.

On peut alors :

  • soit cultiver "industriellement" les cellules : la production d'anticorps est modeste (1 µg/ml),

  • soit cultiver in vivo, en injectant la cellule dans la cavité péritonéale de la souris : une tumeur se développe et on prélève le liquide d'ascite, qui contient 1 à 10 mg/ml d'anticorps monoclonal, soit 1000 fois plus.

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