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A

ACTIVATEURS POLYCLONAUX

synonyme : mitogènes

substances activant les lymphocytes indépendamment de leur spécificité pour l'antigène.

La phytohémagglutinine (PHA) et la concanavaline A (Con A) sont des activateurs polyclonaux des lymphocytes T.

Le lipopolysaccharide (LPS) extrait de la paroi du colibacille (est un activateur polyclonal des lymphocytes B.

Voir Transformation lymphoblastique
Voir Lectines

ADJUVANT  

substance qui amplifie la réponse immunitaire, quand elle est administrée en même temps et au même point qu'un antigène.

L'hydroxyde d'aluminium est un adjuvant présent dans de nombreux vaccins injectables.

AFFINITÉ 

constante d'association intrinsèque d'un anticorps et d' un antigène.

Elle mesure la force et la stabilité de la liaison entre le paratope et l'épitope.

AGGLUTINATION 

réaction au cours de laquelle des antigènes particulaires (bactéries, virus, hématies) ou rendus particulaires par fixation (à des hématies, à des particules de latex) sont réunis par des anticorps spécifiques, et forment des amas.

Voir Co-agglutination

AGGLUTINATION ACTIVE 

réaction d'agglutination dans laquelle l'antigène qui est mis en évidence appartient à la particule qui le porte.

AGGLUTINATION PASSIVE 

réaction d'agglutination dans laquelle l'antigène qui est mis en évidence a été fixé sur un support inerte.

AGGLUTININES

anticorps pouvant être mis en évidence par une réaction d'agglutination.

AGGLUTININES FROIDES

anticorps antiérythrocytaires auto-immuns agglutinants, qui ne peut être détecté qu'à basse température, entre + 4 et 20° C.

On les observe au cours de certaines maladies infectieuses (infections à Mycoplasma pneumoniae, Mononucléose infectieuse).

Leur présence peut également révéler une maladie lymphoïde, proche de la maladie de Waldenström, dite "maladie des agglutinines froides".

Voir Macroglobulines

AGGLUTININES IRRÉGULIERES

terme scientifiquement peu recommandable mais très employé pour désigner les anticorps immuns dirigés contre des antigènes de groupes sanguins, et apparus à la suite d'une grossesse ou de transfusions.

Voir Anticorps immuns

ALLELE

se dit de chacun des gènes pouvant occuper un même locus et dont l'expression produit des effets différents sur un même caractère.

Les gènes A, B, O sont des allèles.

ALLERGENE

se dit de toute substance antigénique qui provoque une réaction allergique.

Ce terme caractérise surtout les antigènes responsables des réactions d'hypersensibilité de type I.

Voir Hypersensibilité immédiate

ALLERGIE

sens ancien : réactivité anormale d'un sujet vis à vis d'un antigène.

sens actuel : terme synonyme d'hypersensibilité ; il est surtout utilisé pour désigner les hypersensibilités de type I.

Voir Hypersensibilité immédiate

ALLO-ANTIGENE

antigène rencontré chez certains individus d'une même espèce.

Les antigènes A, B, O et les molécules HLA sont des allo-antigènes.

Voir Groupes sanguins

Voir Antigènes d'histocompatibilité

ALLOGÉNIQUE

adjectif qualifiant des individus appartenant à la même espèce mais qui sont génétiquement différents.

ALLOGREFFE

greffe effectuée entre deux individus appartenant à la même espèce mais qui sont génétiquement différents.

ALLO-IMMUNISATION

apparition d'anticorps (allo-anticorps) dans un organisme qui a reçu un antigène (allo-antigène) provenant d'un individu de la même espèce mais dont il est dépourvu lui-même (au cours de la grossesse, à la suite de transfusions, à la suite d'une allogreffe).

L'allo-immunisation peut être anti-érythrocytaire, à l'origine de la maladie hémolytique du nouveau-né et de certains accidents de la transfusion. Elle peut être également anti-leucocytaire, anti-plaquettaire, anti-immunoglobulines et provoquer des réactions transfusionnelles, moins graves.

ALLOTYPES 

variétés antigéniques (allo-antigènes) des immunoglobulines.

Les allotypes sont codés par différents allèles que possèdent certains individus d'une même espèce : ce sont donc des marqueurs génétiques. Ils correspondent au remplacement d'un acide aminé par un autre dans les domaines constants des immunoglobulines.

On a identifié :

L'étude de la transmission héréditaire des allotype montre que ces gènes se comportent comme des gènes codominants.

ANAMNESTIQUE (Réponse)

réaction immunitaire secondaire observée après une nouvelle introduction de l'antigène, plus rapide, plus intense et plus spécifique que la réaction immunitaire primaire, et qui est liée à l'existence d'une mémoire immunologique.

Voir Mémoire immunologique

ANAPHYLATOXINES 

peptides provenant de la fragmentation de certains composants du complément (C3 et C5) et qui déclenchent des manifestations identiques au choc anaphylactique, par dégranulation des mastocytes et des polynucléaires basophiles.

Voir Choc anaphylactique

ANAPHYLAXIE

terme désignant une réaction d'hypersensibilité immédiate survenant après l'introduction d'un antigène (un allergène) chez un individu déjà sensibilisé à cet antigène.

L'anaphylaxie peut être locale ou générale.

Voir Hypersensibilité immédiate

ANATOXINE

Exotoxine bactérienne qui, à la suite d'un traitement par la chaleur et/ou le formol, perd son pouvoir toxique tout en conservant son pouvoir antigénique.

L'anatoxine est, pour cette raison, utilisable comme vaccin : anatoxine antitétanique, anatoxine antidiphtérique.

ANERGIE

état d'un organisme qui a perdu la propriété de réagir spécifiquement à un antigène auquel il était antérieurement sensibilisé.

ANTICORPS 

Immunoglobulines produites en réponse à un antigène particulier et capables de se combiner spécifiquement avec cet antigène.

Ce sont les effecteurs de la réponse immunitaire humorale qui assure l'élimination des microorganismes pathogènes extra-cellulaires :

a/ ce qui empêche la colonisation des muqueuses.
b/ ce qui favorise leur phagocytose.
c/ ce qui permet l'expression du pouvoir cytotoxique de certaines cellules non spécifiques (ADCC).

ANTI-ANTICORPS

anticorps élaboré en réponse à l'injection d'une protéine antigénique qui est elle-même un anticorps.

Voir Idiotypie
Voir Antiglobulines

ANTICORPS BLOQUANT

Anticorps masquant un déterminant antigénique, empêchant ainsi l'expression de son pouvoir immunogène et/ou de son pouvoir réactogène.

ANTICORPS IMMUNS

anticorps apparaissant dans le sang par suite d'une allo-immunisation.

Voir Allo-immunisation

ANTICORPS INCOMPLET

terme utilisé pour désigner les anticorps non agglutinants.

ANTICORPS MONOCLONAL

anticorps produit par un clone de plasmocytes et dirigé contre un seul déterminant antigénique.

ANTICORPS NATURELS

anticorps qui sont produits en l'absence apparente d'une stimulation antigénique.

Par exemple : les anticorps contre les antigènes érythrocytaires des groupes sanguins ABO, les anticorps naturels antitoxoplasme.

ANTIGENE

toute substance capable de susciter une réaction immunitaire spécifique.

ANTIGENES D'HISTOCOMPATIBILITÉ 

synonyme : antigènes tissulaires

allo-antigènes, présents à la surface de la plupart des cellules nucléées et responsables du rejet des greffes.

Il existe deux catégories d'antigènes d'histocompatibilité :

Voir  Complexe majeur d'histocompatibilité

ANTIGENES PARTICULAIRES

antigènes constitués par une cellule, une bactérie, un virus.

ANTIGENES SOLUBLES

antigènes de taille réduite et dont la nature chimique permet leur solubilisation dans les humeurs.

ANTIGENES TISSULAIRES

terme synonyme d'antigènes d'histocompatibilité.

ANTIGLOBULINES

anticorps produits à la suite d'une immunisation vis à vis d'immunoglobulines contenues dans le sérum d'un animal appartenant à une espèce différente.

Les antiglobulines marquées (par un fluorochrome, une enzyme, une molécule radioactive) sont utilisées pour visualiser la fixation d'un anticorps sur un antigène.

ANTISÉRUM

sérum d'un sujet préparé par l'injection d'antigènes et contenant des anticorps dirigés contre de tels antigènes.

La technique du sérotypage utilise des antisérums.

Voir Sérotypage

APOPTOSE 

(Grec : apopiptein = tomber de)

Mort cellulaire programmée

Le terme fait référence à la chute des feuilles en automne, modèle de mort programmée ...

L'apoptose se différencie de la nécrose qui est une mort cellulaire accidentelle.

Activé par un signal variable, et à condition que la cellule soit dans un certain état de différenciation, le programme de mort cellulaire s'exécute.

On observe une fragmentation nucléaire et cytoplasmique, et les fragments sont rapidement phagocytés

La cellule qui meurt participe activement à sa propre mort : elle doit synthétiser certaines molécules pour mourir.

C'est en ce sens qu'on a pu parler d'un suicide ...

ATOPIE

tendance constitutionnelle ou héréditaire à présenter des réactions d'hypersensibilité immédiate (asthme, rhume des foins, urticaire) à des allergènes qui ne provoquent aucune réaction chez des sujets normaux.

AUTO-ANTICORPS

anticorps produits par un individu en réponse à l'un de ses propres constituants (auto-antigène).

Par extension, on nomme auto-anticorps un anticorps actif contre des antigènes communs à l'espèce humaine, sans spécificité de groupe ni d'individu.

AUTO-ANTIGENES

molécules potentiellement antigéniques propres à chaque individu et normalement tolérées mais qui peuvent induire, dans certaines circonstances, chez l'individu qui en est porteur, une réponse immunitaire accompagnée ou non de manifestations pathologiques.

AUTO-IMMUNITÉ

état d'immunisation d'un individu à l'égard de ses propres constituants.

AUTOCRINE

se dit d'une sécrétion pouvant activer la cellule sécrétante.

L'interleukine-2 (IL-2) est une sécrétion autocrine du lymphocyte T auxiliaire (Th).

AUTOGREFFE

greffe effectuée sur un individu sur lequel le greffon a été prélevé (autogreffe de peau, de moelle).

AVIDITÉ

force de la liaison entre un anticorps et un antigène.

Elle est la résultante de l'affinité entre les paratopes et les épitopes, des valences de l'anticorps et de l'antigène et des conditions physico-chimiques du milieu.

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B

B A L T

BALT : Bronchus associated lymphoïd tissue.

organe lymphoïde secondaire constitué par des amas lymphoïdes annexés à l'arbre respiratoire (végétations amygdaliennes, amygdales, nodules péri-bronchiques) et constituant des filtres de la respiration dans lesquels l'antigène rencontre les cellules immuno-compétentes.

La réponse humorale y est principalement de nature IgA.

Voir GALT

BASOPHILES

polynucléaire dont le cytoplasme contient de volumineuses granulations riches en histamine.

Ces polynucléaires sont colorés en bleu par les colorants basiques.

BETA 2-MICROGLOBULINE

chaîne légère invariante des molécules CMH de classe I, essentielle au maintien de la conformation structurale, et dont la structure rappelle celle d'un domaine d'Ig.

Voir Superfamille des Ig

BOURSE DE FABRICIUS 

organe lymphoïde central, situé à la partie terminale du cloaque des oiseaux, où s'effectue la maturation des lymphocytes B.

Chez les mammifères son équivalent est le foie pendant la vie foetale et la moelle osseuse après la naissance.

B S F

B cell stimulating factors :

BCGF (growth) et BCDF (differenciation)

facteurs stimulant les lymphocytes B, actuellement rapportés à diverses interleukines dont les principales sont : IL-1, IL-2 et IL-4, IL-5, IL-6.

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C

CAMOUFLAGE

capacité pour un organisme de masquer ses déterminants antigéniques afin de tromper les réactions de défense de l'hôte aux dépens duquel il se développe.

CAPPING

redistribution "polaire"

désigne le regroupement, en un point de la membrane cellulaire , de molécules de surface, grâce à leur ligand naturel ou sous l'influence d'un ligand artificiel, tel un anticorps. Ce regroupement prélude à l'endocytose de ces molécules.

C D

CD : Clusters of Differenciation  (classes de différenciation)

terme définissant des antigènes de surface des lymphocytes (reconnus grâce à des anticorps monoclonaux) et qui caractérisent des étapes de la différenciation dans les organes centraux et, éventuellement, des fonctions de ces cellules. Ainsi :

associé au récepteur pour l'antigène des lymphocytes T.

présent sur tous les lymphocytes T-auxiliaires (Th).

présent sur les lymphocytes T cytotoxiques (Tc) et T suppresseurs (Ts).

CD4 et CD8 contribuent à unir les cellules T aux cellules présentatrices de l'antigène

présent sur tous les lymphocytes B.

C D R   

Les CDR correspondent aux 3 régions hypervariables des segments VL et VH d'une molécule d'immunoglobuline : les régions CDR1, CDR2 et CDR3.
Les régions hypervariables définissent la spécificité de l'anticorps : c'est le paratope, complémentaire d'un déterminant antigénique, qui est l'épitope.
Les régions hypervariables sont propres à la molécule d'anticorps : ce sont des idiotypes.

CELLULES-CIBLES

cellules porteuses de déterminants antigéniques étrangers déclenchant une réaction immunitaire humorale ou cytotoxique.

CELLULES DENDRITIQUES

cellules présentatrices de l'antigène (CPA) présentes dans le ganglion et dans la rate

Voir Cellules présentatrices de l'antigène

CELLULES K (Killers)  

ensemble de cellules qui, sans avoir subi de sensibilisation préalable, peuvent détruire des cellules porteuses d'anticorps en l'absence de complément.

L'action de ces cellules réalise le phénomène de cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante des anticorps ou ADCC (Antibody Dependant Cell Cytotoxicity).

Voir Cytotoxicité cellulaire dépendante des anticorps

CELLULES DE KUPFFER

macrophages des sinusoïdes du foie.

CELLULES IMMUNOCOMPÉTENTES

ensemble des cellules effectrices de l'immunité spécifique (lymphocytes et plasmocytes).

CELLULES L A K

LAK : Lymphokine activated killer

Cellules lymphoïdes qui, après culture en présence d'IL-2, sont capables de tuer des cellules tumorales in vitro et in vivo.

Les cellules LAK seraient des cellules NK dont le pouvoir cytotoxique a été augmenté par IL-2

CELLULES DE LANGERHANS  

cellules présentatrices de l'antigène (CPA) présentes dans la peau qui peuvent migrer vers les ganglions où elles deviennent des cellules dendritiques.

CELLULES MÉMOIRES

lymphocytes B ou T apparus au cours d'une réaction immunitaire et capables de répondre rapidement et intensément à une nouvelle stimulation par l'antigène.

CELLULES NK (Natural Killers)

ensemble de cellules cytotoxiques agissant en l'absence d'anticorps et en dehors de toute immunisation préalable.

CELLULES NULLES

lymphocytes qui n'expriment ni les marqueurs de membrane des lymphocytes B, ni ceux des lymphocytes T.

CELLULES PHAGOCYTAIRES

cellules auxquelles appartiennent les granulocytes neutrophiles, éosinophiles et les macrophages.

Ils sont responsables de la phagocytose ainsi que d'autres manifestations de la réaction inflammatoire.

CELLULES PRÉSENTATRICES DE L'ANTIGENE (CPA)  

cellules susceptibles de préparer l'antigène et de présenter les fractions antigéniques aux lymphocytes T auxiliaires en les associant à leurs molécules HLA de classe II.

Voir Complexe majeur d'histocompatibilité

CELLULES T HELPER

Voir Lymphocyte T auxiliaire

CENTRE GERMINATIF

agrégation de lymphocytes, de lymphoblastes et de macrophages au sein des follicules primaires des organes lymphoïdes, se développant à la suite d'une stimulation antigénique.

CHAINE J  

J = joining

polypeptide nécessaire à la polymérisation des monomères d'IgM et d'IgA.

CHARNIERE  

ou région H ("hinge")

partie de la chaîne lourde située entre le fragment Fab et le fragment Fc et qui permet la flexibilité de la molécule d'immunoglobuline.

Elle est remplacée par un domaine supplémentaire dans les IgM et les IgE.

CHARPENTE

ensemble des parties constantes des régions variables d'une immunoglobuline, situées entre les segments hypervariables.

CHIMIOTACTISME

phénomène par lequel les cellules phagocytaires sont attirées vers un foyer inflammatoire où sont présentes des facteurs chimiotactiques.

Voir Facteur chimiotactique

CHOC ANAPHYLACTIQUE

forme généralisée et grave de l'anaphylaxie

Voir Anaphylaxie

CHOC SEPTIQUE 

Syndrome de réponse inflammatoire systémique (SRIS) lié à une infection bactérienne.
Dans les infections septicémiques à bacilles Gram négatif, le choc apparait à la suite d'une libération massive de cytokines par les macrophages activés par l'endotoxine (le LPS) : IL1, IL6 et TNFa en particulier.
On observe une fièvre très élevée, un collapsus cardio-vasculaire, une coagulation intravasculaire disséminée et des nécroses hémorragiques aboutissant à un état de défaillance multiviscérale.

Voir LPS
Voir Superantigènes

CICATRISATION

étape ultime de la réaction inflammatoire correspondant à la régénération des tissus lésés

CICLOSPORINE A

substance immunosuppressive prévenant l'activation des lymphocytes T tout en ne bloquant pas l'activité des lymphocytes B.

CLONE

ensemble de cellules dérivées d'une seule cellule initiale et possédant donc la même constitution génétique.

CO-AGGLUTINATION

technique d'agglutination conjointe de 2 systèmes particulaires, l'un portant l'antigène à rechercher, l'autre portant l'anticorps spécifique fixé par son fragment Fc sur un staphylocoque ou une particule de latex.

Voir Protéine A

COMMUTATION ISOTYPIQUE ("Switch")  

processus par lequel un plasmocyte réorganise les gènes C de chaînes lourdes pour produire un anticorps de même spécificité mais d'isotype différent.

Voir Isotypie

COMPÉTITION (Principe de)

procédé de dosage mettant en jeu un mélange d'antigène marqué en quantité connue et d'antigène non marqué en quantité inconnue (à doser) que l'on fait réagir avec une quantité limitée d'anticorps.

COMPLÉMENT

ensemble de protéines sériques formant un système multienzymatique susceptible d'être activé dans une réaction inflammatoire (selon la voie alterne) ou dans une réaction immunitaire (selon la voie classique).

COMPLEXE IMMUN

complexe macromoléculaire d'antigène et d'anticorps unis de façon spécifique. Selon la taille du complexe on peut distinguer les complexes immuns solubles et les complexes immuns précipitants.

Les complexes immuns contiennent souvent des composants du complément.

COMPLEXE MAJEUR D'HISTOCOMPATIBILITÉ  

CMH

groupe de gènes situés sur le bras court du chromosome 6 (chez l'homme) et qui codent trois classes de molécules dites :

codant certains composants du complément (C2, C4, facteur B) et les TNF (Tumor necrosis factors) Ó et ß.

Les molécules des classes I et II présentent l'antigène aux lymphocytes T.

L'expression de ces gènes peut être activée par des cytokines : les TNF favorisent l'expression des molécules de classe I, l'IFN Þ favorise l'expression des molécules des classes I et II.

CONCANAVALINE A (Con A)

Phytoagglutinine mitogène qui est un activateur polyclonal des lymphocytes T.

Voir Lectines

CONJUGUÉ

ensemble antigène-marqueur ou anticorps-marqueur.

CROSS-MATCH (Test du)

technique sérologique utilisée pour détecter des alloanticorps anti-hématies ou anti-leucocytes entre deux individus donnés, avant une transfusion sanguine ou une allogreffe.

CRYOGLOBULINES

immunoglobulines ayant la propriété de précipiter "à froid" (au-dessous de 37° C) et de se redissoudre à 37°C.

On distingue : les cryoglobulines monoclonales et les cryoglobulines mixtes de type IgM-IgG où généralement l'IgG est un antigène et l'IgM un anticorps anti-IgG.

CYTOKINES 

ensemble de glycoprotéines solubles libérées par les cellules, agissant localement sur les cellules sécrétrices (action autocrine) ou sur les cellules du voisinage (action paracrine), et permettant la communication entre les cellules et l'activation de ces cellules vers un processus de prolifération ou une nouvelle aptitude fonctionnelle.

Certaines d'entre elles, comme IL-1     et les TNF, peuvent agir à distance (action endocrine), en particulier au cours de la réponse inflammatoire, sur le système nerveux, la moelle osseuse, le foie, modifiant le métabolisme général de l'organisme.

Voir Interleukines

Voir Tumor necrosis factors

 

CYTOPHILIE

propriété de certains anticorps de se fixer à la surface de certaines cellules, en général sur des récepteurs appropriés.

De nombreux anticorps sont cytophiles pour les macrophages qui possèdent un récepteur pour la portion Fc des IgG (RFc )

Les anticorps IgE sont cytophiles pour les mastocytes et les basophiles de l'espèce à laquelle ils appartiennent (Ce sont, pour cette raison, des anticorps homocytotropes). Ils possèdent un récepteur pour la portion Fc des IgE (RFc¯).

CYTOLYSE  

lyse des cellules à la suite de la perforation de la membrane cytoplasmique sous l'action du complément ou sous l'action de cellules cytotoxiques.

CYTOTOXICITÉ

terme qualifiant une activité toxique contre certaines cellules.

On peut distinguer une cytotoxicité provoquée par des substances solubles comme le complément, la lymphotoxine (ou TNF ß) et une cytotoxicité à médiation cellulaire qui est le fait de certains leucocytes : lymphocytes T cytotoxiques, cellules K, cellules NK, cellules LAK.

CYTOTOXICITÉ CELLULAIRE DÉPENDANTE DES ANTICORPS (ADCC)

synonyme : ADCC (antibody dependant cell cytotoxicity).

réaction cytotoxique exercée par des cellules mononucléées (en particulier des cellules K) contre des cellules cibles recouvertes d'anticorps IgG.

Voir Cellules K

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D

DÉSENSIBILISATION

traitement consistant en l'administration, à intervalles réguliers, de doses croissantes d'un allergène donné, et effectué dans le but de réduire ou d'éliminer l'hypersensibilité à cet allergène.

Le traitement ferait apparaître des anticorps bloquants

DÉTERMINANT ANTIGÉNIQUE

synonyme : épitope.

la plus petite unité structurale d'un antigène reconnue par un anticorps.

DIAPÉDESE  

migration des granulocytes et des monocytes hors des capillaires sanguins.

DOMAINE  

séquence polypeptidique d'une protéine possédant une structure tertiaire organisée.

L'organisation en domaines caractérise les polypeptides appartenant à la "superfamille" des immunoglobulines.

DOMAINES C

domaines constants des immunoglobulines et du récepteur pour l'antigène des lymphocytes T (TcR).

Ces domaines correspondent à des séquences polypeptidiques d'environ 110 acides aminés, stabilisées par un pont disulfure et présentant entre elles une certaine homologie.

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E

ÉLIMINATION CLONALE

mécanisme proposé pour l'établissement d'une tolérance :

Ces clones de lymphocytes entreprendraient une différenciation terminale aboutissant à leur mort.

Voir Ontogenèse
Voir Apoptose

 

ELISA  

ELISA : "Enzyme linked immunosorbent assay".

désigne les méthodes immunologiques d'analyse faisant appel à des antigènes ou à des anticorps, marqués par une enzyme dont l'activité permet d'obtenir une réaction colorée, mesurable quantitativement.

ENDOCYTOSE

processus d'ingestion de particules.

ENDOTOXINES

toxines de nature lipopolysaccharidique liées à la paroi des bactéries à Gram négatif, libérées uniquement lors de leur lyse.

La portion lipidique, en se fixant à des récepteurs, active les macrophages qui libèrent un ensemble de cytokines dont le TNF Ó et l'IL1.

Une libération excessive de cytokines déclenche une réaction inflammatoire généralisée, se traduisant cliniquement par un syndrome de défaillance multiviscérale (le choc septique).

Voir LPS

ÉOSINOPHILES

polynucléaires dont les granulations cytoplasmiques, colorées par le rouge d'éosine, contiennent diverses enzymes dont une capable de neutraliser l'histamine.

Leur taux sanguin est souvent élevé dans les parasitoses et les allergies.

EXCLUSION ALLÉLIQUE  

phénomène par lequel un seul des deux gènes de chaîne lourde et un seul des gènes de chaîne légère sur les deux couples d'allèles kappa et lambda est exprimé dans une cellule lymphoïde.

L'enchaînement est le suivant : tout d'abord un gène de chaîne lourde se réarrange. Si l'un des réarrangements est fonctionnel tout en reste là, sinon de nouvelles tentatives sont faites avec l'autre allèle. Si aucun des montages n'est correct, la cellule meurt.

Si une chaîne lourde peut être synthétisée la cellule passe à la synthèse d'une chaîne légère : en réarrangeant d'abord les gènes kappa ... puis les gènes lambda, jusqu'à obtention d'un montage correct. Si aucun des montages n'est correct, la cellule meurt.

Les cellules B jouent à la roulette russe ...

ÉPITOPE

synonyme de déterminant antigénique.

EXOCYTOSE

processus au cours duquel le contenu des granulations est expulsé de la cellule.

EXOTOXINE

toxine bactérienne diffusible, de nature protéique, et dont certaines sont susceptibles d'être transformées en anatoxine.

Voir Anatoxine

EXSANGUINO-TRANSFUSION

technique consistant à remplacer le sang d'un sujet par du sang provenant de donneurs compatibles.

EXSUDATION PLASMATIQUE

fuite du plasma vers les tissus, assurée par des médiateurs de la réaction inflammatoire et favorisée par l'écartement des cellules endothéliales des capillaires.

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F

Fab = "Fragment antigen-binding"  

partie de l'anticorps qui contient le site de combinaison à l'antigène.

C'est un fragment obtenu par protéolyse enzymatique et constitué par la chaîne légère et une partie de la chaîne lourde.

Fc = "Fragment crystallizable"  

partie de l'anticorps qui est responsable des fonctions effectrices de l'anticorps, en se liant aux récepteurs de Fc des cellules.

C'est un fragment obtenu par protéolyse enzymatique et constitué des extrémités constantes des chaînes lourdes encore réunies par les ponts disulfures intercaténaires.

Chaque isotype de chaîne lourde possède donc un Fc particulier qui peut être reconnu par des récepteurs spécifiques (les RFc).

Voir Récepteurs de Fc

FACILITATION (Phénomène de)

phénomène par lequel un anticorps dit "facilitant" masque un antigène et empêche ainsi le développement d'une réaction immunitaire contre cet antigène

FACTEUR CHIMIOTACTIQUE  

substance chimique apparue au cours de la réaction inflammatoire et qui attire les cellules phagocytaires.

FACTEUR RHUMATOIDE

anticorps anti-IgG (le plus souvent de classe IgM) trouvé chez la majorité des patients atteints de polyarthrite rhumatoïde ainsi que dans certaines autres maladies immunitaires.

FACTEUR DE TRANSFERT

substance de faible poids moléculaire, extraite des lymphocytes T d'individus présentant une immunité à médiation cellulaire à l'égard d'un antigène donné, et qui est susceptible de conférer le même type d'immunité quand elle est injectée à des individus non sensibilisés à cet antigène.

FACTEURS DE TRANSCRIPTION  

S'exprimer consiste pour un gène à être transcrit en ARN-messager qui sera traduit en une protéine particulière par les ribosomes. L'expression d'un gène est soumise à une régulation stricte.

L'expression d'un gène dépend en partie de la présence de séquences particulières d'ADN situées en amont (et parfois en aval) du gène. Sur ces diverses séquences viennent se fixer des facteurs de transcription qui sont le plus souvent des protéines.

Quand un facteur de transcription se lie à la séquence qu'il reconnaît, le taux de transcription (la quantité d'ARN-messager produite) est brusquement modifié, augmenté le plus souvent,  parfois diminué.

De nombreuses séquences sont connues : ce sont des séquences de quelques nucléotides (hexamères, heptamères, octamères et plus), retrouvées pour plusieurs gènes mais sous la forme de combinaisons particulières en nombre, en arrangement et en localisation.

L'activation des facteurs de transcription dépend de signaux extérieurs reçus par la cellule. Ces signaux sont particulièrement nombreux dans l'activation des cellules du système immunitaire et sont reçus par des récepteurs :  

l'antigène se fixe au

récepteur de la cellule B (BCR)
récepteur de la cellule T (TCR)

les cytokines se fixent à

des récepteurs spécifiques

le complément se fixe à

différents récepteurs

les anticorps se fixent à des

différents récepteurs spécifiques, les RFc

FIBRONECTINES

protéines couplées au cytosquelette et permettant aux cellules d'adhérer à leur support.

FLOCULATION

forme particulière de la réaction d'immuno-précipitation en milieu liquide.

FOLLICULES LYMPHOIDES

unités fonctionnelles des ganglions lymphatiques et des autres formations lymphoïdes (amygdales, végétations, plaques de Peyer) regroupant les différentes catégories de cellules lymphoïdes.

FOLLICULES PRIMAIRES

unités fonctionnelles des ganglions lymphatiques et des autres formations lymphoïdes (amygdales, végétations, plaques de Peyer) à l'état de repos.

FOLLICULES SECONDAIRES

follicules entrés en activité à la suite d'une stimulation antigénique et caractérisés par un centre germinatif.

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G

G A L T  

GALT : Gut associated lymphoïd tissue.

organe lymphoïde secondaire constitué par des amas lymphoïdes annexés au tube digestif (les plaques de Peyer), et constituant des filtres de la digestion dans lesquels l'antigène rencontre les cellules immuno-compétentes.

La réponse humorale y est principalement de nature IgA.

Le GALT fait partie des tissus lymphoïdes annexés aux muqueuses

Voir BALT

GAMMAGLOBULINES

Globulines sériques fractionnées par électrophorèse et dans lesquelles se trouvent la majeure partie des immunoglobulines.

GANGLIONS LYMPHATIQUES  

organes lymphoïdes secondaires, constituant des filtres de la circulation lymphatique, et dans lesquels l'antigène rencontre les cellules immunocompétentes.

GENES C

C : constant

groupe de gènes qui codent la région constante des chaînes lourdes et légères des immunoglobulines et des chaînes Ó et ß du récepteur d'antigène des cellules T.

GENES D

D : diversity

groupe de gènes situés entre les gènes V et les gènes J, dans la région des gènes de chaînes lourdes des immunoglobulines et des gènes des chaînes Ó et ß du récepteur d'antigène des cellules T.

Ces gènes D se recombinent avec les gènes V et J au cours de l'ontogenèse des lymphocytes.

GENES J  

J : joining

groupe de gènes présents dans les gènes de chaînes lourdes et légères des immunoglobulines et des gènes des chaînes Ó et ß du récepteur d'antigène des cellules T.

Ces gènes J se recombinent au cours de l'ontogenèse des lymphocytes et contribuent à former les gènes des domaines variables des immunoglobulines et du récepteur d'antigène des cellules T.

GENES V

groupe de gènes qui codent une grande partie des domaines V des chaînes lourdes et des chaînes légères des immunoglobulines et des chaînes Ó et ß du récepteur d'antigène des cellules T.

Ces gènes V se recombinent avec J (pour les chaînes légères) et D-J (pour les chaînes lourdes et les chaînes Ó et ß) au cours de l'ontogenèse des lymphocytes.

GENES D'HISTOCOMPATIBILITÉ

ensemble de gènes faisant partie du complexe majeur d'histocompatibilité et dont les produits interviennent dans la coopération cellulaire et le rejet des greffes.

GERMINALE (Théorie)

Théorie selon laquelle l'information génétique correspondant à la production de tous les anticorps est contenue dans le patrimoine génétique.

GLOBULINES

terme utilisé pour désigner toutes les protéines sériques à l'exception de l'albumine. Ces globulines sont réparties en Ó, ß et globulines selon leur migration à l'électrophorèse.

Le nom a été créé par Schmidt, en 1862, car il pensait que ces protéines avaient leur origine dans les globules sanguins.

GRANDS LYMPHOCYTES GRANULEUX

synonyme : LGL (large granular lymphocytes)

groupe de lymphocytes définis morphologiquement qui contient la majorité des cellules K et NK ; ils expriment à la fois des marqueurs des lymphocytes et des monocytes.

GRANULOCYTES

synonyme : polynucléaires neutrophiles, éosinophiles et basophiles.

groupes de globules blancs à noyau irrégulier et segmenté, caractérisés par la présence de granulations cytoplasmiques d'affinités tinctoriales particulières.

GREFFON CONTRE L'HOTE (Réaction du)

synonyme : G.V.H ("graft versus host").

Réaction au cours de laquelle le receveur est attaqué par les cellules immunocompétentes présentes dans le greffon.

GROUPEMENT HAPTÉNIQUE

édifice moléculaire constitué par l'haptène et une partie de son porteur avec lequel réagit l'anticorps.

GROUPES SANGUINS  

groupes dans lesquels on range les individus en fonction des allo-antigènes exprimés par leurs globules rouges.

Dans le système ABO, il existe quatre groupes : A, B, AB et O.

GROUPES SÉRIQUES

groupes dans lesquels on range les individus en fonction des allo-antigènes exprimés par leurs globulines sériques.

GROUPES TISSULAIRES

synonyme : groupes leucocytaires

groupes dans lesquels on range les individus en fonction des allo-antigènes exprimés par leurs cellules nucléées.

Le système HLA est la plus importante barrière en matière de transplantation d'organes.

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H

HAPLOTYPE

ensemble de gènes d'une région chromosomique, porté par l'un des deux chromosomes et généralement transmis en bloc à la descendance.

HAPTENE  

substance chimique de faible poids moléculaire, possédant une spécificité antigénique mais dépourvue de pouvoir immunogène. Seul, un haptène n'induit pas de réponse immunitaire : pour ce faire il doit être couplé à un porteur.

HÉMAGGLUTINATION

agglutination des hématies sous l'action, soit d'agglutinines spécifiques (il s'agit dans ce cas d'une réaction antigène-anticorps), soit d'hémagglutinines bactériennes ou virales (dont l'activité sera neutralisée par des anticorps anti-hémagglutinines spécifiques).

HÉMAGGLUTINATION PASSIVE

réaction d'agglutination dans laquelle les globules rouges servent de support à des antigènes fixés artificiellement.

HISTAMINE  

amine vaso-active provenant de la décarboxylation enzymatique de l'histidine (un acide aminé) qui se produit dans les mastocytes, les basophiles (et les plaquettes). Stockée dans des granules, elle est libérée par exocytose au cours des réactions de type anaphylactique. Une fois libérée, elle se fixe sur les récepteurs H1 et H2 de nombreuses cellules où elle exerce ses effets : contraction des muscles lisses bronchiaux et intestinaux, dilatation des capillaires, augmentation de la perméabilité vasculaire et prurit.

HLA  

Human Leucocyte Antigens

 Les molécules HLA, codées par le système HLA, ont été découvertes en 1958 par Jean Dausset qui tentait d'expliquer certains incidents de transfusion sanguine, compatibles pourtant dans tous les systèmes sanguins connus jusqu'alors, et qu'il constatait chez des sujets polytransfusés.  

Le sérum d!un tel sujet contenait des anticorps qui agglutinaient les leucocytes du donneur.

Le même sérum agglutinait certains leucocytes appartenant à divers individus et n'agglutinait pas d'autres leucocytes : il reconnaissait donc un déterminant antigénique présent à la surface des leucocytes de certains individus d'une même espèce, c'est-à-dire un déterminant allotypique.

Le système HLA participe aux réponses immunitaires : les molécules HLA ont en effet pour fonction de présenter les antigènes protéiques sous la forme de peptides aux lymphocytes T.

 Les molécules HLA de classe I

sont les protéines codées par les gènes HLA-A, HLA-B et HLA-C. Elles sont exprimées par la plupart des cellules nucléées (les hématies ne les expriment donc pas).

Ces molécules sont composées d'une chaîne lourde avec trois domaines extracellulaires al, a2 et a3 et d'une chaîne légère b entièrement extracellulaire, la b2- microglobuline.

 Ces molécules sont définies par des antisérums obtenus surtout chez les femmes multipares qui s'immunisent progressivement contre les molécules HLA paternelles présentes à la surface des cellules des enfants (immunisation foeto-matemelle).

 Les molécules HLA de classe Il

sont les protéines codées par les gènes HLA-DP, HLA- DQ et HLA-DR. Elles ont une expression plus restreinte que les molécules HLA de classe I.

 On les trouve surtout à la surface des cellules présentatrices de l'antigène, en particulier les cellules B, les macrophages et les cellules de Langerhans.  

Voir :
Antigènes d'histocompatibilité 
Complexe majeur d'histocompatibilité
Réaction lymphocytaire mixte
Superantigène

HOMOCYTOTROPE

Voir Cytophilie

HYBRIDOME

cellule hybride obtenue par la fusion de plamocytes de myélome et de cellules B de la rate d'un animal immunisé contre un antigène donné. La cellule hybride acquiert l'immortalité de la cellule cancéreuse et la capacité de produire un anticorps dirigé contre un seul déterminant de l'antigène choisi : un anticorps monoclonal ou AMC.

HYPERSENSIBILITÉ DE CONTACT

hypersensibilité retardée provoquée par le contact de la peau avec divers antigènes ou haptènes.

HYPERSENSIBILITÉ DE TYPE I  

réaction d'hypersensibilité immédiate.

Voir hypersensibilité immédiate

HYPERSENSIBILITÉ DE TYPE II  

réaction d'hypersensibilité impliquant la participation d'IgG et d'IgM responsables de phénomènes de cytotoxicité en présence du complément ou par cytotoxicité anticorps dépendante (ADCC).

Voir Cytotoxicité anticorps dépendante (ADCC)

HYPERSENSIBILITÉ DE TYPE III  

réaction d'hypersensibilité dont la principale manifestation est une réaction inflammatoire causée par des granulocytes attirés par les complexes immuns qui se sont déposés dans certains organes.

HYPERSENSIBILITÉ DE TYPE IV  

réaction d'hypersensibilité retardée à médiation cellulaire induite par des lymphocytes T sensibilisés qui agissent soit par cytotoxicité directe, soit par l'intermédiaire de lymphokines qui attirent et immobilisent les macrophages au point d'introduction de l'antigène.

Voir Hypersensibilité à médiation cellulaire

HYPERSENSIBILITÉ IMMÉDIATE

réaction d'hypersensibilité immédiate dans laquelle sont impliqués les anticorps IgE , liée à la libération d'amines vasoactives par les basophiles et les mastocytes à la suite du contact répété de l'organisme avec un allergène particulier.

HYPERSENSIBILITÉ A MÉDIATION CELLULAIRE

immunité médiée par les lymphocytes T et les macrophages, transmissible par des cellules lymphoïdes et non par le sérum. L'hypersensibilité à médiation cellulaire inclut l'hypersensibilité retardée et le rejet des greffes.

HYPERSENSIBILITÉ RETARDÉE

réaction immunitaire à médiation cellulaire induite par des lymphocytes T sensibilisés et qui ne se développe que de 24 à 48 heures après le contact avec l'antigène.

HYPOGAMMAGLOBULINÉMIE

déficience de la production d'anticorps entraînant une plus grande susceptibilité aux infections bactériennes.

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I

I B F

IBF : Immunoglobulin-binding factors

produits solubles du clivage des récepteurs de Fc (RFc).

Les RFc possèdent des sites de clivage permettant la libération de fragments de leur portion extracellulaire, et qui concernent leur affinité pour les Ig.

Voir Fc
Voir Récepteurs de Fc

IDIOTYPIE

terme par lequel on désigne les déterminants antigéniques portés par les domaines variables d'une immunoglobuline et qui est donc liée à la spécificité de l'anticorps pour l'antigène.

Les idiotypes peuvent susciter la formation d'anticorps "anti-idiotypiques".

IMAGE INTERNE  

désigne un anticorps anti-idiotypique qui réagit avec un anticorps spécifique d'un antigène donné.

Cet anticorps anti-idiotypique exprime des déterminants qui ressemblent à l'antigène : c'est, en quelque sorte, "l'image interne" de l'antigène.

IMMUNITÉ

ensemble des facteurs humoraux et cellulaires qui protègent l'organisme contre une agression infectieuse ou toxique.

IMMUNITÉ ACQUISE

état de résistance spécifique développé à la suite d'un contact avec un agent infectieux.

IMMUNITÉ NATURELLE

état d'immunité spontanément procuré à un organisme par un ensemble de processus non spécifiques, vis à vis d'un grand nombre d'agents infectieux.

L'immunité "naturelle" ou "innée" est possédée dès la naissance du fait de caractères constitutionnels multiples sous contrôle génétique.

Elle diffère de l'immunité spécifique acquise en ce sens que cette dernière est acquise pendant la vie et qu'elle est spécifique d'un seul type de microorganismes.

IMMUNODIFFUSION

techniques basées sur la précipitation d'antigène et d'anticorps après diffusion dans un milieu semi-solide.

IMMUNOÉLECTROPHORESE  

technique combinant une électrophorèse suivie d'une immunodiffusion.

IMMUNOFLUORESCENCE  

technique utilisant un anticorps couplé à un fluorochrome (habituellement l'isothiocyanate de fluorescéine).

L'émission de fluorescence permet de détecter l'anticorps fixé sur l'antigène.

IMMUNOGENE

se dit d'une substance capable de provoquer une réaction immunitaire

IMMUNOGÉNICITÉ

capacité d'une substance de susciter une réponse immunitaire.

IMMUNOGLOBULINES  

terme générique désignant l'ensemble des globulines sériques constituant les anticorps  

Elles sont réparties en cinq classes selon la structure de leurs chaînes lourdes :

  • IgG,  isotype gamma
  • IgA isotype alpha
  • IgM isotype mu
  • IgD isotype delta
  • IgE isotype epsilone

IMMUNOPRÉCIPITATION   

formation d'un précipité par suite de la réaction d'un anticorps avec l'antigène correspondant en milieu solide ou en milieu liquide.

IMMUNOSTIMULANT

substance stimulant, d'une manière non spécifique, les réponses immunitaires.

IMMUNOSUPPRESSEUR

substance capable de diminuer ou de supprimer les réponses immunitaires.

IMMUNOTOXINE

substance utilisée dans la destruction des cellules tumorales et constituée d'une toxine fixée à un anticorps monoclonal spécifique d'un antigène tumoral porté par ces cellules.

INTERFÉRONS (IFN)

protéines antivirales produites par les cellules infectées et bloquant le cycle de multiplication du virus dans les cellules saines.

INTERFÉRON IMMUN 

cytokine sécrétée par les lymphocytes T activés. Outre son activité antivirale, cette glycoprotéine exerce des effets variés sur la réaction immunitaire :

INTERLEUKINES  

IL

cytokines sécrétées par de nombreuses cellules (macrophages, lymphocytes, cellules épithéliales, cellules endothéliales...) qui stimulent d'autres cellules intervenant dans la réponse immunitaire.

ISOTYPIE  

terme par lequel on désigne les déterminants antigéniques portés par les domaines constants des immunoglobulines et qui sont retrouvés chez tous les individus d'une même espèce.

Les isotypes correspondent aux classes et sous-classes des chaînes légères et des chaînes lourdes.

Il existe

kappa et lambda

gamma 1, 2, 3, 4        , alpha1, alpha2, mu, epsilone, delta

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J

 

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K

 

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L

LECTINES

legere = choisir, préférer.

protéines ou glycoprotéines d'origine animale ou végétale (on parle alors de phytoagglutinine) capables de se lier spécifiquement à des oligosaccharides qui peuvent être présents sur des glycoprotéines de la membrane cellulaire.

Certaines lectines présentent une très forte spécificité et peuvent servir à définir des types cellulaires

L'effet de ces lectines peut se limiter à une agglutination cellulaire (lectines non mitogéniques). D'autres lectines entraînent une activation cellulaire (lectine mitogéniques).

Les principales phytoagglutinines mitogéniques - c'est à dire capables d'activer des cellules jusqu'à la mitose, en particulier des lymphocytes - sont la Concanavaline A (Con A), la phytohémagglutinine (PHA) et l'agglutinine du Pokeweed (PWM).

LEUCOTRIENES

médiateurs cellulaires d'origine membranaire, libérés par les leucocytes, les macrophages et les monocytes.

Ils sont produits par l'action d'une enzyme, la lipo-oxygénase, sur l'acide arachidonique (acide gras polyinsaturé à 20 atomes de carbone) : LTB4, LTC4, LTD4, LTE4.

LTC4, LTD4 et LTE4 sont les substances actives du SRS-A (slow reacting substance of anaphylaxis)

Ils entraînent une contraction prolongée des muscles lisses et une vasodilatation. Ce sont des facteurs chimiotactiques puissants pour les polynucléaires neutrophiles et éosinophiles.

Voir Prostaglandines

LIAISON GÉNÉTIQUE

terme utilisé pour décrire l'association de génotypes particuliers à certains phénomènes (certaines maladies, par exemple).

L'antigène HLA-B 27 est présent chez 90 % des malades atteints d'un rumatisme inflammatoire, la spondylarthrite ankylosante (SPA) alors qu'il n'est rencontré que dans 6 % de la population.

LIGAND

molécule qui se lie à un récepteur.

LOCUS

position sur un chromosome où l'on trouve un gène.

L P S   

Lipopolysaccharide.

structure de la membrane externe des bactéries à Gram négatif.

La portion saccharidique , variable, est le support de la spécificité antigénique O des bactéries.
La portion lipidique, constante, est le support de la toxicité.

Voir Endotoxine

LUPUS ÉRYTHÉMATEUX DISSÉMINÉ (L E D)

maladie chronique à complexes immuns caractérisée par des atteintes rénales, articulaires, cutanées, neurologiques et par des anomalies de la fonction immunitaire (présence d'anticorps antinucléaires).

LYMPHOCYTES B

cellules effectrices de l'immunité à médiation humorale, dont la différenciation se fait dans la moelle osseuse (Bone marrow).

LYMPHOCYTES T

cellules effectrices de l'immunité à médiation cellulaire et cellules régulatrices (T auxiliaires ou "helpers" et T suppresseurs) des réponses immunitaires, dont la différenciation se fait dans le thymus.

LYMPHOCYTES T AUXILIAIRES  

T helper ou Th

sous population de lymphocytes T (identifiables par la présence du marqueur CD4) qui interviennent pour promouvoir le développement de cellules cytotoxiques ou la prolifération et la différenciation des lymphocytes B pour la production d'anticorps.

Les lymphocytes T auxiliaires reconnaissent un peptide fixé aux molécules de classe II du CMH sur les cellules présentatrices de l'antigène (ou CPA).

LYMPHOCYTES T CYTOTOXIQUES

Tc

groupe de lymphocytes T portant le marqueur CD8 ayant pour fonction de détruire les cellules détectées comme étrangères.

Elles interviennent dans la destruction des cellules infectées par des virus, dans l'élimination des cellules tumorales et dans le rejet des greffes allogéniques.

LYMPHOCYTES T HSR

lymphocytes T responsables des réactions d'hypersensibilité retardée.

Voir hypersensibilité retardée.

LYMPHOCYTES SUPPRESSEURS

T suppresseurs ou Ts

cellules T portant le marqueur CD8 et qui ont une activité régulatrice négative sur la fonction des cellules B, des cellules T auxiliaires et des cellules T de l'hypersensibilité retardée (ou T HSR).

LYMPHOKINES

anciennement : cytokines libérées par les lymphocytes.

facteurs solubles non spécifiques de l'antigène libéré par les leucocytes sensibilisés lorsqu'ils sont mis en présence de l'antigène.

LYMPHOTOXINE

Voir Tumor necrosis factor

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M

MACROGLOBULINES  

globulines sériques de poids moléculaire élevé (900.000), possédant une constante de sédimentation de 19S à l'ultracentrifugation, monoclonale et qui possède la structure des IgM.

La macroglobulinémie de Waldenström est caractérisée par la présence d'une IgM monoclonale sérique et une infiltration lymphoplasmocytaire de la moelle osseuse.

MACROPHAGES  

cellules phagocytaires dérivant des monocytes et présentes dans le tissu conjonctif, les ganglions lymphatiques, la rate, le foie et les alvéoles pulmonaires.

MALADIE AUTO-IMMUNE

maladie résultant d'un dérèglement des mécanismes de reconnaissance du soi entraînant une réaction immunitaire dirigée contre les constituants de l'organisme.

MARQUEUR

composé fluorescent, radio-actif ou doté de propriétés enzymatiques fixé à un antigène ou un anticorps permettant de révéler la présence d'une substance immunologique.

MARQUEURS DE MEMBRANE

Synonyme : antigènes de différenciation.

molécules de la membrane cellulaire dont l'étude (à l'aide d'anticorps monoclonaux) permet une analyse du stade de différenciation de la cellule porteuse.

Voir C D

MASTOCYTE  

cellule immobile, présente dans le tissu conjonctif dont le cytoplasme contient de volumineuses granulations basophiles riches en histamine.

C'est l'équivalent tissulaire du polynucléaire basophile

La membrane cytoplasmique possède des récepteurs de forte affinité pour la portion Fc des IgE : les RFc¯I.

MÉMOIRE IMMUNOLOGIQUE

concept exprimant la capacité de cellules immunocompétentes de répondre de façon accélérée et particulièrement intense à une nouvelle stimulation par un antigène déjà rencontré.

Voir cellules mémoires

MÉTHODE DU DOUBLE ANTICORPS  

technique immuno-enzymatique permettant de révéler et de doser un antigène après l'avoir fixé à un anticorps sur un support solide par un second anticorps marqué.

Le principe est utilisé dans les méthodes dites "sandwich".

MIGRATION DES MACROPHAGES (Facteur inhibant la)

cytokine inhibant la migration de macrophages normaux, sécrétée par des lymphocytes T provenant d'un animal sensibilisé à un antigène, lorsque ces lymphocytes sont mis en présence de cet antigène in vitro.

Le test d'inhibition des macrophages consiste à introduire dans un tube capillaire des macrophages et des lymphocytes dans un milieu de culture. La migration des macrophages hors du tube est inhibée si le milieu contient un antigène auquel l'animal ayant fourni les lymphocytes est sensibilisé.

MITOGENE

substance capable d'induire la transformation lymphoblastique et la division des lymphocytes.

Les antigènes et les activateurs non spécifiques sont des mitogènes de même que certaines cytokines.

Voir Activateurs polyclonaux

MOLECULES D'ADHESION

molécules de la surface membranaire, appartenant pour la plupart à la superfamille des immunoglobulines, permettant aux cellules qui en sont dotées d'interagir avec d'autres cellules qui possèdent à leur surface un ligand plus ou moins spécifique.

Ainsi, sur tous les lymphocytes on rencontre :

  • la molécule CD2 qui a pour ligand LFA-3
  • la molécule LFA-1 qui a pour ligand ICAM

LFA : Leucocyte function antigen
ICAM : Inter-cellular adhesion molecule

MONOCLONAL   

qui est dérivé d'un clone. Par exemple les anticorps monoclonaux (AMC) sont tous produits par un même clone.

MYÉLOME MULTIPLE

synonyme : maladie de Kahler

développement simultané dans la moelle osseuse de très nombreuses tumeurs malignes dues à la prolifération monoclonale de plasmocytes sécrétant une immunoglobuline monoclonale IgG ou IgA retrouvée dans le sang souvent accompagnée d'une protéine thermosoluble de Bence-Jones

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N

NEUTRALISATION

réaction par laquelle un anticorps neutralise l'effet biologique d'un antigène.

NEUTROPHILE

granulocyte à noyau plurilobé dont les granulations cytoplasmiques ne prennent pas les colorants.

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O

ONTOGENESE

développement d'un individu de la conception à la maturité.

Elle se distingue de la phylogenèse, ou évolution de l'espèce.

OPSONINE

désigne toute substance renforçant la phagocytose (anticorps, complément, protéine C réactive, fibronectine).

L'opsonine recouvre l'antigène ce qui permet la fixation des phagocytes qui sont dotés de récepteurs pour les opsonines (récepteur pour la portion Fc des IgG ou pour le fragment C3b du complément).

OPSONISATION

processus par lequel certaines substances (comme les IgG) favorisent la phagocytose de l'antigène particulaire avec lequel elles se sont combinées.

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P

PAF-acéther

synonyme PAF (Platelet activating factor)

phospholipide membranaire libéré par les mastocytes, les polynucléaires (basophiles, éosinophiles, neutrophiles), les plaquettes, les macrophages, les monocytes, et les cellules endothéliales.

Reconnu initialement par son aptitude à provoquer l'agrégation des plaquettes, il entraîne également une contraction des muscles lisses, une vasodilatation intense.

C'est un facteur chimiotactique pour les polynucléaires neutrophiles.

PARATOPE

désigne la partie variable de l'anticorps capable de reconnaître le déterminant antigénique.

PHAGOCYTOSE  

capture et digestion par une cellule phagocytaire (polynucléaire ou macrophage) d'une particule inerte ou vivante

PHÉNOMENE DE ZONE

processus par lequel la précipitation est inhibée soit par un excès d'anticorps, soit par un excès d'antigène.

PIECE SÉCRÉTOIRE  

synonyme : composant sécrétoire

chaîne glycoprotéique associée aux IgA sécrétoires, et dont le rôle serait de protéger ces immunoglobulines de l'action protéolytique des enzymes du milieu où elles sont sécrétées.

La chaîne sécrétoire est en fait le fragment externe du récepteur pour le fragment Fc des Ig polymérisées (RPoly Ig) situé sur la membrane des cellules épithéliales du tissu lymphoïde muqueux.

PINOCYTOSE

processus par lequel les cellules ingèrent des substances dissoutes.

PLASMOCYTES  

cellules matures issues de la transformation des lymphocytes B présentes dans le tissu lymphoïde et responsables de la production et de la sécrétion des immunoglobulines.

POLYNUCLÉAIRES

leucocytes granuleux à noyau polylobé que l'on distingue, selon leurs affinités tinctoriales en polynucléaires neutrophiles, basophiles et éosinophiles.

PONT DISULFURE  

liaison covalente établie par deux résidus cystéine dans une chaîne polypeptidique (c'est un pont intracaténaire) ou entre deux chaînes polypeptidiques (c'est un pont intercaténaire).

Dans les immunoglobulines, les chaînes légères et lourdes sont réunies entre elles par des ponts disulfures.

Chaque domaine d'une chaîne possède un pont disulfure qui lui confère une structure globulaire compacte.

Voir Domaine

PORTEUR

substance chimique - le plus souvent une protéine - à laquelle se lie l'haptène pour que celui-ci puisse induire la production d'anticorps.

PRÉCIPITATION (Réaction de)

réaction antigène-anticorps en milieu liquide ou gélifié viualisée par une zone opaque

PROSTAGLANDINES  

médiateurs cellulaires d'origine membranaire, libérés par les leucocytes, les macrophages et les monocytes.

Ils sont produits par l'action d'une enzyme, la cyclo-oxygénase, sur l'acide arachidonique (acide gras polyinsaturé à 20 atomes de carbone) : PGD2, PGE2, PGF2, prostacycline (PGI2).

Ils entraînent une contraction des muscles lisses, une vasodilatation. Ce sont des agents algogènes et pyrétiques.

Certains sont des facteurs chimiotactiques pour les polynucléaires neutrophiles.

Voir Leucotriènes

PROTÉINE A

Protéine de la paroi de Staphylococcus aureus analogue à un récepteur d'IgG, et qui peut donc fixer les IgG par leurs fragments Fc.

PROTÉINE C RÉACTIVE

C'est l'une des protéines de la phase aiguë, synthétisée par le foie, au cours de la réaction inflammatoire.

Ainsi appelée car elle est capable de précipiter le polyoside C extrait de la capsule du pneumocoque.

C'est un marqueur très sensible de l'inflammation, il peut être décelé dès l'installation d'une réaction inflammatoire et disparaît rapidement dès la phase terminale.

En cas d'infection, l'élévation de la CRP oriente vers une étiologie bactérienne.

Un taux élevé est observé dans les affections rhumatismales.

PROTÉINE DE BENCE-JONES

protéine trouvée dans le sang et l'urine de patients atteints de myélome. Cette protéine correspond aux chaînes légères des immunoglobulines.

PROTÉINES DE LA PHASE AIGUE

synonyme : protéines de l'inflammation.

protéines du sérum dont la quantité augmente à la suite d'une réaction inflammatoire.

La plupart des protéines sont synthétisées par le foie après stimulation par IL-1, IL-6 et les TNF :

  • la protéine C réactive (CRP)
  • la protéine sérique amyloïde (SAA)
  • l'haptoglobine
  • l'orosomucoïde

Voir Protéine C réactive

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Q

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R

RAST  

Radio Allergo Sorbent Test

dosage radio-ùnmunologique des IgE spécifiques d'un allergène donné.

Principe : on met en contact le sérum à étudier avec l'allergène fixé à des particules d'agarose. On recueille le complexe [allergène-IgE], on ajoute un anticorps anti-IgE marqué avec une enzyme. On mesure l'activité enzymatique qui est proportionnelle à la quantité d'IgE spécifiques.

Le RAST est devenu une technique immuno-enzymatique de type ELISA (E.I.A = enzymo-immuno-assay), ce qui évite l'emploi de marqueurs radioactifs, toujours délicats à manipuler.

Voir :
 ELISA 
Test multiallergénique

RATE

le plus volumineux des organes lymphoïdes secondaires, il constitue un filtre de la circulation sanguine dans lequel les antigènes rencontrent les cellules immunocompétentes.

RÉACTION CROISÉE

réaction d'un anticorps avec un antigène différent de celui qui en a induit la formation et due à des parentés antigéniques entre les molécules.

RÉACTION INFLAMMATOIRE

ensemble de manifestations vasculaires et humorales stéréotypées, indépendantes de la nature de l'agresseur, intervenant au cours de la réaction immunitaire non spécifique.

RÉACTION LYMPHOCYTAIRE MIXTE (R.L.M)  

transformation lymphoblastique in vitro des lymphocytes, lorsqu'ils sont mis en présence de lymphocytes allogéniques.

RÉAGINES

anticorps IgE intervenant dans les réactions d'hypersensibilité immédiate.

RÉCEPTEURS DE Fc (RFc)  

récepteurs membranaires ayant pour ligands les portions Fc des anticorps. La plupart appartiennent à la superfamille des Ig.

L'agrégation de ces récepteurs par les Fc recouvrant l'antigène entraîne l'activation de la cellule.

Selon le type cellulaire activé on observera :

RÉCEPTEURS (DE SURFACE)  

terme général désignant des structures disposées à la surface des cellules sur lesquelles se fixent des ligands où des cellules les reconnaissant plus ou moins spécifiquement (théorie évoquée dès 1900 par Paul Ehrlich)

Voir :
CD
Molécules d'adhésion
Sélectines

RÉCEPTEUR B POUR L'ANTIGENE 

ou BcR (B cell receptor)

Le récepteur de lantigène des cellules B est l'anticorps fixé à la membrane par une séquence supplémentaire hydrophobe.

L'anticorps de membrane est associé à deux molécules d'un hétérodimère appelé Iga-Igb. La fixation de l'antigène initie l'activation mais n'est pas suffisante par elle- même : des signaux libérés par d'autres cellules - les macrophages, les cellules Th2 - vont activer la prolifération et la différenciation de la cellule B.

La fonction principale de l'anticorps de membrane est de capturer l'antigène pour le présenter sous la forme de peptides antigéniques fixés par ses molécules de classe II du CMH, aux cellules Th2.  

Les cellules Th2 vont contrôler aussi le changement d'isotype de l'anticorps (commutation isotopique ou switch) et jouent un rôle dans l'initiation de l'hypermutation somatique à laquelle sont soumis les gènes des régions variables, indispensable à la maturation de l'affinité des anticorps au cours de la réponse immunitaire. 

 RÉCEPTEUR T POUR L'ANTIGENE  

ou TcR (T cell receptor)

Molécule membranaire portée par les lymphocytes T, spécifique d'un peptide antigénique fixé à une molécule HLA.

Il est composé de deux chaînes a  et b qui appartiennent à la superfamille des immunoglobulines et sont formées chacune d'un domaine variable (Va  et Vb) et d'un domaine constant (Ca et Cb).

Le récepteur T pour l'antigène est couplé à un complexe CD3. La fixation de l'antigène s'accompagne d'un signal d'activation de protéines intracellulaires qui est transmis par le complexe CD3.

Dans le cas des cellules Th, le récepteur reconnaît le peptide antigénique présenté par les molécules de classe Il du CMH. Ensuite, la molécule CD4 du Th se fixe au domaine b2 de la molécule de classe II du CMH.  

Dans le cas des cellules Tc, le récepteur reconnaît le peptide antigénique présenté par les molécules de classe 1 du CMH. Ensuite, la molécule CD8 du Tc se fixe au domaine a3 de la molécule de classe I du CMH.  

Voir Superfamille des immunoglobulines 

RECOMBINAISON

modification du génome redistribuant les gènes selon une séquence différente et ayant pour effet de faire apparaître un nouveau génotype.

Voir Commutation

RÉGION CONSTANTE

région des chaînes lourdes et des chaînes légères des immunoglobulines caractérisée par une séquence d'acides aminés qui définit les différents isotypes de ces chaînes.

Voir Isotype

RÉGION VARIABLE

région des chaînes lourdes et des chaînes légères des immunoglobulines ainsi que des chaînes Ó et ß du récepteur d'antigène des cellules T qui forment le site de liaison à l'antigène.

Voir Idiotope

RÉGION HYPERVARIABLE

ce terme désigne les régions les plus variables des domaines V.

Ces régions forment le site de liaison de l'antigène : le paratope.

RÉPONSE PRIMAIRE

réponse immunitaire induite par le premier contact de l'organisme avec un antigène, et caractérisée par une production d'anticorps principalement de nature IgM, lente à s'établir, relativement faible et brève.

RÉPONSE SECONDAIRE  

réponse immunitaire induite par l'injection d'un antigène vis à vis duquel l'organisme est déjà sensibilisé, et qui est caractérisée par une production d'anticorps rapide, intense et durable.

RÉSEAU (Théorie du)  

théorie initialement proposée par Jerne (Prix Nobel de Médecine en 1984), et amplement développée depuis.

Elle propose que les cellules T et B coopèrent entre elles et exercent leur régulation par l'intermédiaire de reconnaissance d'idiotopes sur leurs récepteurs d'antigènes spécifiques.

Le déclenchement d'une réponse immunitaire serait lié à la rupture de cet équilibre par l'introduction de l'antigène.

On parle aussi de théorie du réseau (selon Marrack) pour expliquer l'immunoprécipitation.   

ROSETTES  

Image formée par la fixation de globules rouges autour d'un leucocyte. Selon la nature de la fixation on distingue trois types de rosette :

Rosette E (E = érythrocyte)

Les globules rouges de mouton se lient aux lymphocytes T humains en formant spontanément une rosette.

C'est la molécule CD2 des cellules T qui est engagée dans la liaison. La rosette E peut être utilisée pour caractériser et dénombrer les cellules T ainsi que pour séparer les cellules B des cellules T : ces derniers, entourés par les hématies, sédimentent plus rapidement que les cellules B.

Rosette EA (A = anticorps)

Les globules rouges de mouton recouverts d'un anticorps anti-hématies de mouton forment une rosette avec les cellules qui possèdent des récepteurs pour le fragment Fc des anticorps fixés.  

Rosette EAC (C = Complément)

Les globules rouges de mouton recouverts d'un anticorps anti-hématies de mouton et de complément forment une rosette avec les cellules qui possèdent des récepteurs pour le composant C3b.

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S

SELECTINES    

Protéines d'adhérence spécialisées dans les interactions entre leucocytes et cellules de l'endothélium vasculaire. 

Les sélectines ont un domaine extracellulaire semblable aux lectines : elles reconnaissent spécifiquement certaines sucres. On a identifié :

Sur les leucocytes : la sélectine L (L pour leucocyte)
Sur les cellules endothéliales :
  
la sélectine E
la sélectine P
(E pour endothélium)
(P pour plaquette)

Ces trois sélectines permettent l'adhésion de certains leucocytes (polynucléaires, monocytes) à l'endothélium vasculaire, prélude à leur diapédèse qui les conduira vers le site inflammatoire. 

Les sélectines sont exprimées quand les cellules sont activées par certaines cytokines sécrétées par les macrophages (TNF a, IL1) et le Th1 (IFNg).

Voir Diapédèse

SÉLECTION CLONALE (Théorie de la)

théorie selon laquelle seules les cellules ayant des récepteurs pour un antigène donné vont réagir sélectivement en réponse à cet antigène, proliférer et se différencier.

Les clones réactifs vis à vis des auto-antigènes (clones "interdits") sont éliminés pendant la vie foetale.

SENSIBILISATION

terme utilisé pour signifier : l'activation des lymphocytes par suite d'une stimulation antigénique, l'induction d'un état d'hypersensibilité ou pour désigner l'état des cellules recouvertes d'anticorps dans la réaction de fixation du complément

SÉRODIAGNOSTIC

diagnostic de certaines maladies infectieuses effectué par la mise en évidence d' anticorps spécifiques ou par la constatation d'une élévation du titre des anticorps au cours de l'évolution de la maladie.

SÉROLOGIE

branche de l'immunologie qui étudie les réaction antigène-anticorps in vitro.

SÉROPROPHYLAXIE  

synonyme : séroprévention

administration d'un sérum animal ou humain contenant des anticorps déjà synthétisés, dans le but de prévenir, chez le receveur, l'apparition d'une maladie infectieuse.

Exemple : séroprophylaxie du tétanos, de la rubéole, des oreillons, de l'hépatite B.

La séroprophylaxie confère une immunité passive.

SÉROTHÉRAPIE  

administration d'un sérum animal ou humain contenant des anticorps déjà synthétisés permettant une protection immédiate du receveur atteint de cette maladie infectieuse.

Exemple : sérothérapie de la diphtérie.

La sérothérapie confère une immunité passive.

SÉROTONINE  

amine vasoactive principalement libérée par la dégranulation des plaquettes.

SÉROTYPAGE

détermination sérologique des éléments antigéniques des microorganismes.

SOI MODIFIÉ (Théorie du soi)

concept selon lequel un antigène doit être présenté par les molécules d'histocompatibilité (de classe I ou II) pour être reconnu par les lymphocytes spécifiques de cet antigène.

SPÉCIFICITÉ  

adaptation exacte et exclusive d'un anticorps à un antigène.

SUPERANTIGENES  

molécules d'origine bactérienne ou virales capables de stimuler les cellules T indépendamment de leur spécificité antigénique.

Ces molécules se lient à la partie externe des molécules HLA de classe II et pourront réagir avec la partie externe de certains récepteurs T pour l'antigène (TcR).

La fixation entraîne l'activation de tous les lymphocytes T porteurs de ce TcR et la sécrétion excessive d'IL-2.

SUPERFAMILLE DES IMMUNOGLOBULINES  

Famille de protéines dont les membres présentent des homologies de structure avec les immunoglobulines, par la présence de domaines, et suggérant une origine génétique commune.

SVEDBERG (Unité)

unité servant à exprimer la constante de sédimentation des molécules en ultracentrifugation. C'est ainsi que les IgM, de poids moléculaire voisin de 900.000, ont une constante de sédimentation de 19 S et les IgG, de poids moléculaire voisin de 150.000 ont une constante de sédimentation de 7 S.

SYNGÉNIQUES

se dit d'individus génétiquement identiques et entre lesquels des greffes peuvent être pratiquées sans risque de rejet.

SYSTEME RHÉSUS

Groupe sanguin dont l'antigène principal est commun à l'homme et au singe Macacus rhesus.

Le système Rhésus est en fait une mosaïque d'antigènes, expression d'un système polyallélique, avec l'antigène D, très immunogène, et les antigènes C, E, c, e.

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T

TEST MULTIALLERGENIQUE

Type Phadiatop (nom commercial)

Technique de dépistage d'une allergie respiratoire, qui met en évidence dans le sérum d'un patient les IgE spécifiques de pneumallergènes courants : acariens, plumes, moisissures, graminées.

Les pneumallergènes sont couplés à la surface d'un disque : les IgE spécifiques vont se fixer sur le disque. On ajoute après lavage des anticorps anti-IgE marqués qui vont se fixer sur les IgE spécifiques.

Dans le cas d'un test positif, il faut envisager un bilan allergologique spécifique (tests cutanés). Un test négatif n'exclut pas une allergie respiratoire puisque tous les pneumallergènes ne sont pas inclus dans le test.

Voir :
ELISA
RAST

THYMO-DÉPENDANT

relatif au thymus ou aux lymphocytes T.

employé pour décrire certaines régions des organes lymphoïdes où migrent sélectivement les cellules T (les aires thymo-dépendantes) ou pour définir les antigènes vis à vis desquels la production d'anticorps requiert la coopération des lymphocytes T auxiliaires (les antigènes thymo-dépendants).

THYMO-INDÉPENDANTS

qui ne dépend pas du thymus ou des lymphocytes T.

employé pour décrire certaines régions des organes lymphoïdes où migrent sélectivement les cellules B (les aires thymo-indépendantes) ou pour définir les antigènes vis à vis desquels la production d'anticorps (essentiellement de nature IgM) ne requiert pas la coopération des lymphocytes T auxiliaires (les antigènes thymo-indépendants).

THYMUS

organe lymphoïde central qui recueille les cellules souches ayant quitté la moelle.

Elles vont s'y multiplier et s'y différencier en lymphocytes T.

TITRE D'AGGLUTINATION

valeur définissant l'inverse de la dilution la plus élevée d'un sérum encore capable de provoquer l'agglutination d'antigènes particulaires.

TITRE LYTIQUE

valeur définissant l'inverse de la dilution la plus élevée d'un sérum encore capable de provoquer la lyse cellulaire en présence de complément.

TOLÉRANCE IMMUNITAIRE

état traduisant une suppression spécifique de la réaction immunitaire et l'acceptation d'antigènes qui sont normalement rejetés.

TOLÉRANCE AU SOI

concept qui propose que, bien que le système immunitaire reconnaisse les protéines du soi, il ne réagit pas en développant une réponse immunitaire vis à vis d'elles.

TRANSFORMATION LYMPHOBLASTIQUE  

activation des lymphocytes, sous l'action de l'antigène spécifique et de facteurs mitogènes divers, conduisant à la différenciation et la multiplication des cellules immunocompétentes.

TUMOR NECROSIS FACTORS

TNF alpha et beta   

cytokines sécrétées par les macrophages (TNF alpha) et les lymphocytes T (TNF beta), qui partagent de nombreuses propriétés avec IL-1.

Le TNF alpha joue un rôle majeur au cours de la réaction inflammatoire. Sa sécrétion stimule localement l'immunité non spécifique et spécifique, modifie à distance le métabolisme général de l'organisme. Sa production prolongée, sous l'influence de divers stimuli est à l'origine du choc septique, le plus souvent fatal.

Voir Endotoxines

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U

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V

VACCIN

préparation antigénique (bactérie, virus atténué ou inactivé, toxine, fraction antigénique) qui, injectée ou ingérée, suscite la formation d'anticorps spécifiques et confère ainsi une immunité contre l'antigène correspondant.

VALENCE

la valence d'un antigène est le nombre de déterminants antigéniques d'une molécule d'antigène accessibles aux anticorps.

la valence d'un anticorps constitue le nombre de sites anticorps par molécule.

VARIABILITÉ ANTIGÉNIQUE

capacité, pour un agent infectieux, de modifier ses protéines de surface ce qui rend inopérantes les défenses immunitaires de l'hôte aux dépens duquel il se développe.

VOIE ALTERNE  

voie d'activation du complément indépendante des anticorps, faisant intervenir une stimulation directe du C3 et dans laquelle ne participent pas les composants C1, C2 et C4.

VOIE CLASSIQUE  

voie d'activation du complément dépendante des anticorps déclenchée par la fixation du fragment C1q sur les complexes immuns.

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W

WAALER-ROSE (réaction de)

réaction de détection du facteur rhumatoïde dans le sérum, basée sur l'agglutination d'hématies (de mouton ou d'homme) préalablement soumise à l'action d'une dose subagglutinante de sérum de lapin immunisé contre ces hématies.

Voir Facteur rhumatoïde

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WESTERN-BLOT  

synonyme : immunotransfert 
(Western [*],
blot = buvarder, transférer)

L'avantage du Westem-blot est de permettre la détection des anticorps élaborés contre les différentes protéines constitutives d'un virus.

Principe : Les protéines virales sont séparées par électrophorèse en gel en fonction de leur poids moléculaire. Après migration, ces fractions sont transférées sur une feuille de nitrocellulose appliquée sur le gel. La feuille est ensuite découpée en bandelettes
Le sérum à tester est déposé sur une bandelette. Les anticorps éventuellement présents se fixent sur chacun des antigènes qu'ils reconnaissent. Leur fixation est révélée par addition d'un anticorps de spécificité anti-immunoglobuline humaine couplé à une enzyme puis d'un chromogène. Une réaction positive se traduit par l'apparition de bandes colorées d'intensité plus ou moins forte.

Application : sérologie de confirmation d'une infection par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH-1 ou VIH-2).

[*] La technique de transfert des produits d'un gel sur une feuille (que l'on peut manipuler beaucoup plus aisément) a été mise au point par un biologiste anglais, E.M. Southem, pour étudier l'ADN. Elle fut ensuite appliquée à l'étude de l'ARN et appelée - humour anglais oblige - le Northern-blot. Pour respecter l'usage, l'application à l'étude des protéines ne pouvait s'appeler que le Western-blot !
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X

XÉNOGÉNIQUE

adjectif qualifiant des individus, des cellules ou des composés chimiques appartenant à des espèces différentes.

XÉNOGREFFE

greffe effectuée entre deux individus appartenant à des espèces différentes.

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Y

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Z

ZONE D'ÉQUIVALENCE  

zone dans laquelle le rapport des concentrations antigène-anticorps assure une précipitation maximale, consommant la totalité des anticorps et des antigènes.

ZONE D'EXCES D'ANTICORPS  

zone dans laquelle les anticorps en excès entraînent la formation d'agrégats solubles et qui est caractérisée par une précipitation faible ou nulle.

ZONE D'EXCES D'ANTIGENE  

zone dans laquelle les antigènes en excès entraînent la formation d'agrégats solubles et qui est caractérisée par une précipitation faible ou nulle.

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